Hector Berlioz · section 18 sur 67
Le Contrebasson
Lisez et écoutez cette section dans l’édition jouable →Lecture française composite : passages originaux de Berlioz rétablis lorsque leur contenu concorde avec l’anglais ; ailleurs, nouvelle traduction automatique de l’édition anglaise Berlioz/Strauss de 1948. Brouillon, sans relecture par un locuteur natif. Provenance et ambiguïtés : fr-sources.html.
Le contrebasson est au basson ce que la contrebasse est au violoncelle ; c’est-à-dire que son son est également une octave plus grave que les notes écrites. On lui attribue une étendue ne dépassant pas deux octaves et une

difficilement distingués en raison de leur extrême gravité. Il est évident que cet instrument, à cause de son extrême lourdeur, ne convient qu’aux grands effets d’harmonie et aux mouvements de basse d’une vitesse modérée. Beethoven l’a employé dans le finale de sa Symphonie en do mineur et dans celui de sa Neuvième Symphonie. Il l’a aussi employé dans la scène du cachot de son « Fidelio » (cf. Exemple 48, p. 124). Comme il a été dit plus haut à
Le basson quinte occupe au-dessus du basson la même position que le cor anglais au-dessous du hautbois. Le cor anglais s’écrit une quinte au-dessus du son réel, le basson quinte une quinte au-dessous. Celui-ci joue donc en fa lorsque les bassons jouent en do, et en sol lorsqu’ils sont en ré, etc. Cet instrument manque dans la plupart des orchestres ; mais le cor anglais le remplace avantageusement dans ses deux octaves supérieures. Son timbre a moins de sensibilité, mais plus de force que celui du cor anglais. Il serait d’un excellent effet dans les musiques militaires. Il est très fâcheux, et très nuisible aux orchestres d’instruments à vent, que les bassons en soient entièrement exclus, alors qu’un nombre approprié de grands et petits bassons pourrait considérablement adoucir leur sonorité rude et âpre.
propos des violoncelles, les sons les plus graves des bassons n’ont, à mon avis, aucun caractère de basse, à moins d’être doublés par les cors graves. Dans l’orchestre moderne, où même le plus petit quatuor à cordes est alourdi d’au moins six contrebasses, les bois ont besoin, comme fondement grave, d’au moins un contrebasson — leur basse naturelle —, d’une clarinette basse et peut-être d’un hautbois contrebasse, si le compositeur veut donner à l’ensemble des bois une indépendance à peu près égale à celle du quintette à cordes. (Même la simple clarinette basse peut servir de basse aux trois bassons ; cf. le chapitre sur la clarinette basse.) Le contrebasson a récemment été beaucoup perfectionné par Wilhelm Heckel, et son emploi est vivement recommandé. Le contrebasson est très précieux dans les grands orchestres d’instruments à vent, mais peu d’exécutants consentent à en jouer. On le remplace quelquefois par l’ophicléide, dont le son n’a cependant pas la même gravité, puisqu’il est à l’unisson du basson ordinaire et non à l’octave inférieure ; en outre, le caractère de son timbre est entièrement différent de celui du contrebasson. Je crois donc que, dans la majorité des cas, il vaut mieux se passer de la partie de contrebasson que de la remplacer de cette