Hector Berlioz · section 22 sur 67
Le Cor de basset
Lisez et écoutez cette section dans l’édition jouable →Lecture française composite : passages originaux de Berlioz rétablis lorsque leur contenu concorde avec l’anglais ; ailleurs, nouvelle traduction automatique de l’édition anglaise Berlioz/Strauss de 1948. Brouillon, sans relecture par un locuteur natif. Provenance et ambiguïtés : fr-sources.html.
Le cor de basset ne diffère de la clarinette alto en fa grave que par le petit pavillon de cuivre ajouté à son extrémité inférieure et par sa faculté de descendre chromatiquement jusqu’au do, une tierce au-dessous de la note la plus grave de la clarinette.
a y compris les intervalles chromatiques 2 +

Les sons au-dessus de cette étendue sont très risqués ; d’ailleurs, aucune bonne raison ne justifie leur emploi, puisque les clarinettes peuvent les produire sans difficulté et avec beaucoup plus de pureté.
Sur le cor de basset, comme sur la clarinette basse, les sons graves sont les plus beaux et les plus caractéristiques. Il faut

remarquer, toutefois, que ceux au-dessous du mi
ne peuvent être joués que lentement et détachés les uns des autres. Un passage tel que le suivant ne serait pas praticable :
apes TS RSs
Mozart a employé ce bel instrument à deux parties pour assombrir la couleur de l’harmonie dans son Requiem ; il lui a aussi confié d’importants solos dans son opéra « La Clemenza di Tito », et l’a utilisé dans de merveilleuses combinaisons dans son 3 « Entführung aus dem Serail », et surtout dans les airs solennels de Sarastro de « Die Zauberflöte ».
Les cors de basset conviennent aux douces voix intermédiaires et au remplissage de l’harmonie, notamment lorsqu’on veut éviter les timbres plus distincts des altos et des bassons, ou les sons graves caractéristiques des clarinettes. Toutefois, comme parties de remplissage, ils peuvent tout aussi bien être remplacés par les cors, qui s’adaptent à tous les timbres ; c’est pourquoi Richard Wagner a fait de ceux-ci l’usage le plus étendu. L’Adagio de la Sérénade pour 18 instruments à vent de Mozart (K. 861) offre un merveilleux exemple de l’emploi du cor de basset décrit ci-dessus.
La clarinette contrebasse*
Son étendue est celle du contrebasson, avec le timbre de la clarinette. Elle fournit l’octave inférieure à
la clarinette basse (correspondant au hautbois contrebasse).
Perfectionnements des clarinettes
La fabrication de ces instruments, si longtemps demeurée presque dans l’enfance, a maintenant atteint un point où l’on peut attendre d’excellents résultats. M. Adolphe Sax, facteur inventif et habile à Paris, a déjà réalisé de grands progrès. En allongeant légèrement le tube de la clarinette vers le pavillon, on a gagné un demi-ton à l’extrémité grave de son étendue ; le nouvel instrument peut maintenant
produire le mi bémol ou ré dièse. Le p= du médium, de mauvaise
qualité sur l’ancienne clarinette, est l’un des meilleurs sons sur la nouvelle.

les arpèges entre fa et fa 4 et
beaucoup d’autres passages, autrefois impraticables, sont maintenant
*Fabriquée par F. Besson & Co., New York, et W. Heckel, Biebrich.
**Cela le rend plus brillant, mais aussi plus dur. —
Mon premier clarinettiste à l’orchestre de Berlin, M. Schubert, après avoir essayé des becs de marbre, de verre, de porcelaine, de caoutchouc durci et, est revenu au bec de bois
en raison de la beauté de son timbre.
devenus faciles et efficaces. Les sons du registre aigu étaient autrefois redoutés des compositeurs et des exécutants ; ils n’osaient les employer que rarement et avec une extrême prudence. Grâce à une petite clef placée près du bec de la clarinette, M. Sax a rendu ces sons aussi purs et moelleux, et presque aussi faciles que ceux du
médium. Même le plus aigu oges

qu’on osait à peine écrire répond sur les clarinettes de Sax sans préparation ni effort de l’exécutant. Celui-ci peut le jouer pianissimo sans le moindre risque, et il est au moins aussi doux que celui de la flûte. Pour remédier aux inconvénients du bec de bois (la sécheresse lorsqu’il sert peu, l’humidité dans le cas contraire), M. Sax a donné à la clarinette un bec de métal doré qui augmente l’éclat de son timbre** sans être sujet aux changements affectant le bec de bois. Cette clarinette a une