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Berlioz, Traité d’instrumentation · Français

Hector Berlioz · section 47 sur 67

Les Cymbales antiques

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Lecture française composite : passages originaux de Berlioz rétablis lorsque leur contenu concorde avec l’anglais ; ailleurs, nouvelle traduction automatique de l’édition anglaise Berlioz/Strauss de 1948. Brouillon, sans relecture par un locuteur natif. Provenance et ambiguïtés : fr-sources.html.

Elles sont très petites. Leur son devient plus aigu à mesure qu’elles sont plus épaisses et plus petites. J’en ai vu au musée de Pompéi, à Naples, qui n’étaient pas plus grandes qu’une piastre. Leur son est si aigu et si faible qu’on l’entend à peine, à moins que tous les autres instruments ne se taisent. Dans l’Antiquité, elles servaient à marquer le rythme de certaines danses, probablement à la manière de nos castagnettes modernes.

Dans le scherzo féerique de ma symphonie « Roméo et Juliette », j’en ai employé deux paires de la dimension des plus grandes cymbales de Pompéi, c’est-à-dire un peu plus petites qu’une main, et accordées à la quinte. La plus grave

donne ce si bémol, et la plus aiguë ce fa :

Pour les faire bien vibrer, les exécutants

ne doivent pas les heurter sur toute leur surface, mais seulement par les bords. Tout fondeur de cloches peut fabriquer ces petites cymbales. On les coule en laiton ou en cuivre, puis on les accorde au ton désiré au moyen d’un tour. Elles doivent avoir au moins un tiers de pouce d’épaisseur. Ce sont des instruments délicats, semblables aux harmonicas à clavier, mais leur son est plus fort et peut traverser un grand orchestre jouant piano ou mezzoforte.