Playable BooksREADING EDITIONS
Berlioz, Traité d’instrumentation · Français

Hector Berlioz · section 51 sur 67

Le Tambour de basque

Lisez et écoutez cette section dans l’édition jouable →

Lecture française composite : passages originaux de Berlioz rétablis lorsque leur contenu concorde avec l’anglais ; ailleurs, nouvelle traduction automatique de l’édition anglaise Berlioz/Strauss de 1948. Brouillon, sans relecture par un locuteur natif. Provenance et ambiguïtés : fr-sources.html.

Cet instrument favori des paysans italiens, dont il accompagne largement les fêtes, produit un excellent effet lorsqu’il est employé en masse pour accentuer le rythme d’une danse animée, comme les cymbales ou avec elles. À l’orchestre, on ne l’emploie seul que pour caractériser les peuples qui s’en servent habituellement, tels que les Bohémiens, les Basques et les Italiens de la Campagne, des Abruzzes et de Calabre. Il produit trois espèces de sons très différentes. Simplement frappé avec la main, son son a peu de

valeur et, sauf emploi en masse, ne s’entend que lorsqu’il n’est pas associé à d’autres instruments. Si l’on frôle la peau du bout des doigts, il en résulte un roulement où le bruit des sonnailles fixées au pourtour de l’instrument

Notation · 896.3
Fig. 907 · Le voir dans le lecteur

domine ; on l’écrit ainsi : =5. Ce roulement

ne peut être que de courte durée, car le doigt qui frôle la peau atteint bientôt le bord, qui arrête son action. Un roulement comme celui-ci, par exemple, serait impossible :

Notation · 896.4
Fig. 908 · Le voir dans le lecteur

Enfin, en frottant la peau avec le plein du pouce sans cesser de la toucher, on produit un bruit sauvage, étrangement crépitant et assez laid, dont on pourrait tirer parti dans des cas particuliers, par exemple une scène de mascarade.